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 les tee shirts " Ché Guevara "

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valora
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Date d'inscription : 15/06/2006

MessageSujet: les tee shirts " Ché Guevara "   Mar 15 Mai - 8:23

Et oui c'est la mode on en voit partout mais c'est drôle y a pas grand monde qui sait qui était réellement Ché Guevara (certains le confondent avec Bob Marley lol) voici un petit article trouvé sur wikipedia.

Biographie
Sa jeunesse Ernesto Guevara de la Serna naît le 14 juin 1928 à Rosario, Argentine, de Ernesto Guevara Lynch et Celia de La Serna, tous deux d'ascendance basque, irlandaise et espagnole. Il se pourrait que sa date de naissance officielle ait été reculée d'un mois pour éviter un scandale, car trop proche du mariage.

Ses parents font partie d'une aristocratie souvent désargentée penchant vers des idées de gauche non autoritariste, s'opposant notamment à Perón et à Hitler. La tante d'Ernesto, qui a élevé sa mère à la mort prématurée de leurs parents, est communiste.

Aîné de 5 enfants, il vit d'abord à Córdoba, la seconde ville du pays.

Dès l'âge de trois ans, il apprend le jeu d'échecs auprès de son père et commence à participer à des tournois dès 12 ans[5]. Sa mère lui enseigne le français qu'il parlera couramment.

Ernesto Guevara de la Serna se fait rapidement connaitre pour ses opinions radicales même à un âge pourtant précoce. Il admire Francisco Pizarro et voudrait être un de ses soldats[6].

Toute sa vie, il subit de violentes crises d’asthme, qui l'accablent dès l'enfance. Il affronte cette maladie et travaille afin de devenir un athlète accompli. Malgré l'opposition de son père, il devient joueur de rugby. Il gagne alors le surnom de « fuser », (une contraction de furibundo (« furibond ») et du nom de famille de sa mère, « Serna ») à cause de son style de jeu agressif [7] .


Ernesto Guevara, vers 1945, 17 ansDurant son adolescence, il met à profit les périodes de repos forcés de ses crises d'asthme pour étudier la poésie et la littérature, depuis Pablo Neruda en passant par Jack London, Emilio Salgari et Jules Verne, jusqu'à des essais sur la sexualité de Sigmund Freud ou des traités sur la philosophie sociale de Bertrand Russell. Il écrit des poèmes (parfois parodiques) tout au long de sa vie comme cela est courant chez les latino-américains de son éducation. Il développe également un grand intérêt pour la photographie.

En 1948, il entreprend des études de médecine à Buenos Aires. Durant cette période, il songe à se marier avec une fille de la haute société argentine et à s'établir, mais il ne peut mener ce projet à bien à cause de l'opposition de la famille de cette dernière, de sa propre personnalité déjà jugée anticonformiste, et de son désir grandissant de voyages et de découvertes.


Premier voyage latino-américain En 1951, son vieil ami d'extrême gauche Alberto Granado, biochimiste, lui suggére de prendre une année sabbatique. De cette façon, ils peuvent concrétiser le voyage dont ils parlent depuis longtemps, traversant l'Amérique du Sud sur une vieille moto Norton 500 cm³ surnommée « La puissante » (La poderosa en espagnol) dans des conditions souvent précaires (dormant souvent volontairement dans la cellule d'un commissariat), avec pour objectif de passer quelques semaines comme volontaires dans la léproserie de San Pablo sur les bords de l'Amazone au Pérou. Guevara relate cette épopée dans Diarios de motocicleta : Notas de viaje por América Latina[8].


Itinéraire du premier voyage réalisé en 1952 avec Alberto Granado (Lignes rouges = voyage en avion).Au travers de ses propres observations de la pauvreté et de l'impuissance des masses, et influencé par ses lectures marxistes, il conclut que le seul remède aux inégalités sociales de l'Amérique latine est la révolution par les armes. Il en est conduit à considérer l'Amérique latine non comme un ensemble de nations distinctes mais comme une entité économique et culturelle requérant une "stratégie continentale de libération". Cette conception bolivarienne d'une Amérique latine unie et sans frontière partageant une culture métisse (mestizo) est un thème qui reviendra de manière importante dans ses activités révolutionnaires ultérieures. De retour en Argentine, il termine ses études le plus rapidement possible afin de poursuivre son périple en Amérique du Sud et reçoit son diplôme le 12 juin 1953.


Deuxième voyage latino-américain et Guatemala [modifier]
Le 7 juillet 1953, il entreprend un long périple à travers la Bolivie, le Pérou, l'Equateur, le Panama, le Costa Rica, le Nicaragua, le Honduras, El Salvador puis le Guatemala.

En Bolivie, il participe à l'été 1953 à la révolution sociale populiste du MNR, puis s'en détache avec indignation, estimant que cette révolution sociale reste entachée d'inégalités racistes.

Il arrive fin décembre 1953 au Guatemala, où le président de gauche Jacobo Arbenz Guzmán, dirige un gouvernement populiste qui, au travers d'une réforme agraire et d'autres initiatives, tente d'éliminer un système de latifundia dominé par les États-Unis.

Dans une lettre à sa tante Beatriz, Ernesto Guevara explique sa motivation à s'établir dans ce pays : « Au Guatemala, je me perfectionnerai et accomplirai tout ce qui est nécessaire pour devenir un vrai révolutionnaire. » [9].

Peu après son arrivée à Guatemala Ciudad, Guevara rencontre Hilda Gadea Acosta, une économiste péruvienne qui vit et travaille au Guatémala, sur les conseils d'un ami qui leur est commun. Gadea, qu'il épousera plus tard, a de nombreux contacts politiques en tant que membre du American Popular Revolutionary Alliance (APRA) socialiste, dirigé par Víctor Raúl Haya de la Torre. Elle présente Guevara à de nombreux responsables de haut niveau du gouvernement Arbenz, mais lui permet aussi de renouer le contact avec un groupe d'exilés cubains qu'il a déjà rencontrés au Costa-Rica, membres du mouvement du 26 juillet de Fidel Castro. Guevara joint ces « moncadistas » dans la vente d'objets religieux liés au Christ noir d'Esquipulas, et est aussi assistant de deux spécialistes vénézuéliens de la malaria à l'hôpital local.

Les tentatives d'Ernesto Guevara d'obtenir un internat ne sont guère fructueuses et sa situation financière devient très précaire, ce qui l'amene à vendre certains bijoux d'Hilda.

C'est pendant cette période qu'il obtient son surnom célèbre de « Che », à cause de son utilisation intensive de l'interjection argentine « che », qui signifie approximativement « hé », « mon pote » ou « mec » tel qu'employé familièrement en français. L'Argentine, l'Uruguay, et le sud du Brésil forment la seule zone géographique (Rioplatense) où cette expression est utilisée.

La situation politique change radicalement à partir du 15 mai 1954, quand une livraison d'armes et d'artillerie légère Skoda arrive de la Tchécoslovaquie communiste à Puerto Barrios à destination du gouvernement Arbenz, à bord du bateau suédois Alfhem. La quantité d'armes est alors estimée à 2000 tonnes par la CIA[10] et seulement 2 tonnes par Jon Lee Anderson[11].

Ernesto Guevara se rend brièvement au Salvador pour renouveler son visa, et retourne au Guatemala quelques jours avant la tentative de coup d’État de Carlos Castillo Armas appuyé par la CIA qui soupçonne le président Arbenz d'être communiste[12].

Les forces anti-Arbenz qui viennent du Honduras ne réussissent pas à arrêter le transbordement des armes. Après une pause pour se regrouper, la colonne de Castillo Armas reprend l'initiative, aidée d'un soutien aérien américain[13].

Guevara a hâte de combattre pour Arbenz et rejoint dans un premier temps une milice créée par les jeunesses communistes. Frustré par l'inaction de ce groupe, il revient à la médecine. Alors que le coup d'État est en passe de réussir, il redevient volontaire au combat mais en vain : Arbenz trouve refuge dans l'ambassade mexicaine et demande à ses partisans de quitter le pays.

Après l'arrestation de Hilda, il se met sous la protection du consulat argentin où il reste jusqu'à ce qu'il reçoive un sauf-conduit quelques semaines plus tard. À ce moment, il décline un vol gratuit pour l'Argentine que lui propose l'ambassade, préférant se diriger vers le Mexique.

Le renversement du régime démocratiquement élu d'Arbenz par un coup d’État appuyé par la CIA (opération PBSUCCESS) renforçe la vue qu'Ernesto Guevara avait des États-Unis comme une puissance impérialiste qui s'opposerait implacablement à tout gouvernement qui essaierait de corriger les inégalités socioéconomiques endémique à l'Amérique du Sud et aux autres pays en voie de développement[réf. nécessaire]. Il devient définitivement convaincu que le socialisme atteint à travers le combat et défendu par une population armée est le seul moyen de rectifier une telle condition.


Mexique Che Guevara arrive à Mexico début septembre 1954. Il retrouve peu après Ñico López et d'autres exilés cubains qu'il a connu quelques années plus tôt au Guatemala. En juin 1955 López le présente à Raúl Castro. Quelques semaines plus tard, Fidel Castro arrive à Mexico après avoir été amnistié d'une peine de prison à Cuba. Le 8 juillet 1955, Raúl présente Guevara à son frère ainé. Après une conversation d'une nuit entière, le Che devient convaincu que Fidel est le dirigeant révolutionnaire inspiré qu'il cherche et il rejoint immédiatement le mouvement du 26 juillet qui tente de renverser le gouvernement du dictateur Fulgencio Batista.


Photo prise par la police mexicaine lors d'une détention en 1956 avec d'autres membres du groupe du mouvement du 26 juilletInitialement désigné comme médecin du groupe, le Che participe à l'entrainement militaire avec les autres membres du mouvement, à la fin duquel il est désigné par leur instructeur le colonel Alberto Bayo comme la meilleure recrue[14].

Entre temps, Hilda Gadea est arrivée à Mexico et reprend sa liaison avec Guevara. Durant l'été 1955 elle l'informe qu'elle est enceinte, et il lui demande immédiatement le mariage. Leur fille, Hilda Beatríz, nait le 15 février 1956[15].


Guerilla et Révolution cubaine
Une arrivée désastreuse Il fait alors partie des 82 hommes (un des quatre non-cubain de l'expédition) qui partent avec Castro en novembre 1956 pour Cuba, sur un petit yacht appelé Granma. Ils sont attaqués juste après leur débarquement par l'armée de Batista qui a eu vent de l'expédition. Le chiffre exact n'est pas connu mais il est certain que pas plus d'une vingtaine d'hommes survivent à l'expédition, les autres étant soit tués au combat, soit exécutés sommairement.

Le Che écrira plus tard que pendant cette confrontation il dut abandonner son sac d'équipement médical pour ramasser une caisse de munition abandonnée par un des ses compagnons en fuite. Plus tard il se rappellera que ce moment aura été la marque de sa transition de médecin à combattant[16].
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MessageSujet: Re: les tee shirts " Ché Guevara "   Mar 15 Mai - 8:26

Sierra Maestra, un début difficile Les rebelles survivants se regroupent et fuient dans les montagnes de la Sierra Maestra pour lancer une guérilla contre le régime de Batista. Là, ils sont soutenus par les paysans locaux (guajiros ou montunos) qui souffrent d'abord du régime de Batista, et puis de la répression politique lancée contre la guérilla et ses partisans réels ou supposés qui les affectent directement. Che Guevara agit comme médecin et combattant, en dépit de nombreuses crises d'asthme dues au climat. Le Che souligne l'importance de se faire accepter par la population en fournissant des soins dans les villages isolés ou en alphabétisant les nouvelles recrues au cœur de la jungle.

Leurs forces (en armes et en recrues) augmentent avec le soutien logistique de la partie urbaine du mouvement de 26 juillet (non communiste, le partido socialista popular cubain n'aide Castro qu'à partir du moment où ils sont certains de sa victoire, mi-1958) et des États-Unis (qui voient en Castro un bonne alternative au régime corrompu de Batista et auxquels Castro a dissimulé ses objectifs communistes). L'existence de deux parties dans le mouvement sera très importante dans le futur et créera de nombreuses tensions. Les dirigeants urbains les plus importants étaient Frank País, Vilma Espín, Celia Sánchez, Faustino Pérez, Carlos Franqui, Haydee Santa María, Armando Hart, René Ramos Latour (Daniel), majoritairement démocrates et anti-communistes.

Guevara se montre très strict face aux actes d'indiscipline, de trahison et les crimes, pas seulement pour sa propre troupe mais aussi envers les soldats ennemis et les paysans qui habitent la zone. Cette partie de sa personnalité est mise en évidence le 17 février 1957, quand les guerillos découvrent que l'un d'entre eux, Eutimio Guerra, est un traitre qui avait donné la localisation du groupe, ce qui avait permis à l'armée régulière de bombarder leur position sur le pic de Caracas et ensuite de les embusquer sur les hauteurs de Espinosas, mettant les rebelles au bord de la déroute. Fidel Castro décida donc qu'il soit fusillé pour trahison, mais sans indiquer qui devait l'exécuter. Devant l'indécision générale qui s'ensuivit, ce fut le Che qui l'exécuta sommairement, démontrant une froideur et une dureté face aux crimes en période de guerre qui le rendirent célèbre [17]. Au contraire, Guevara parait tolérant face aux erreurs involontaires de ses propres troupes et face aux prisonniers ennemis. De nombreuses fois il intervient auprès de Fidel Castro pour éviter des exécutions[18]. Il soigne lui-même les soldats ennemis et interdit formellement la torture ou l'exécution des prisonniers, qu'il protège avec la même vigueur qu'il a à chatier les traîtres[19][20].

Durant les premiers mois de 1957 le petit groupe de guerrilleros se maintient de manière précaire, avec un appui rare de la population locale. Il est poursuivit par un réseau de paysans espions (chivatos), par les troupes du gouvernement et doit de plus lutter contre les infiltrations et améliorer la discipline militaire. Il y eût une succession de petits combats et d'escarmouches avec peu de pertes de part et d'autre[réf. nécessaire].

Fin février parait dans le New York Times, le journal le plus lu des États-Unis, une interview de Fidel Castro realisée par Herbert Matthews dans la Sierra Maestra. L'impact est énorme et commence à générer une grande sympathie envers les guerrilleros dans l'opinion publique nationale et internationale. Le 28 avril c'est une conférence de presse au sommet du pico Turquino, la montagne la plus haute de Cuba, pour CBS.

Fin mai, l'effectif des guerilleros augmente, atteignant 128 combatants bien armés et entrainés. Le 28 mai se produit une première action d'ampleur, l'attaque de la caserne de El Uvero où meurent 6 guerrilleros et 14 soldats avec une grande quantité de blessés des deux côtés. Après le combat, Fidel Castro prend la décision de laisser la charge des blessés à Che Guevara pour ne pas ralentir le groupe principal devant la poursuite des troupes gouvernementales. Guevara s'occupe alors des blessés des deux camps et parvient à un accord sur l'honneur avec le médecin de la caserne afin de laisser sur place les blessés les plus graves à la condition qu'ils soient emprisonnés de manière respectable, pacte que l'armée gouvernementale aura respecté[21].

Le Che et quatre hommes (Joel Iglesias, «Cantinflas», «Vilo» et un guide) doivent alors cacher, protéger et soigner sept guerilleros blessés pendant cinquante jours. Dans ce laps de temps, Guevara non seulement les aura tous soignés et protégés, mais aura de plus maintenu la discipline du groupe, recruté neuf autres guerilleros, obtenu le soutien décisif du régisseur d'une grande propriété rurale de la région et établi un système d'approvisionnement et de communication avec Santiago de Cuba. Quand il rejoint le reste des troupes le 17 juillet, le Che est à la tête d'un groupe autonome de 26 hommes. Les rebelles tiennent alors un petit territoire à l'ouest du Pico Turquino avec 200 hommes disciplinés et un bon moral. Fidel Castro décide alors de former une deuxième colonne de 75 hommes, qu'il appellera ensuite quatrième colonne pour tromper l'ennemi sur la quantité de ses troupes. Il promeut Che Guevara au grade de capitaine, puis cinq jours après le désigne commandant de cette colonne. Avant cela seul Fidel Castro avait le grade de commandant. À partir de ce moment les guerilleros doivent l'appeler "Comandante Che Guevara".


Commandant de la quatrième colonne [modifier]

Che Guevara dans la Sierra Maestra avec son chien "Hombrito"La colonne contient alors quatre pelotons dirigés par Juan Almeida, Ramiro Valdés, Ciro Redondo et Lalo Sardiñas comme commandant en second. Peu après vient Camilo Cienfuegos en remplacement de Sardinas qui a tué accidentellement un de ses hommes en le menaçant, dont l'exécution a été votée par les guérilleros à une étroite majorité, mais qui a été épargné et dégradé par Guevara. Une étroite amitié naîtra entre Cienfuegos et le Che.

Guevara se distingue en intégrant dans ses troupes de nombreux guajiros et Afro-cubains, qui constituent alors la catégorie de population la plus marginalisée du pays, à une époque ou le racisme et la ségrégation raciale sont encore répandus y compris dans les propres rangs du mouvement du 26 juillet (en 1958, l'accès au parc central de Santa Clara était interdit aux personnes à la peau noire)[22].

Il baptise les nouvelles recrues qui intègrent sa colonne "descamisados", reprenant l'expression qu'Eva Perón utilisait pour s'adresser aux travailleurs argentins, aussi péjorativement appelés "cabecitas negras". Une de ces recrues, Enrique Acevedo, un adolescent de quinze ans que Guevara nommera chef de la commission disciplinaire de la colonne, aura plus tard écrit ses impressions de l'époque dans un journal :

« Tous le traitent avec grand respect. Il est dur, sec, parfois ironique avec certains. Ses manières sont douces. Quand il donne un ordre on voit qu'il commande vraiment. Il s'accomplit dans l'action. »[23]
La quatrième colonne réussit, grâce à quelques victoires (Bueycito, El Hombrito), à prendre contrôle de la zone de El Hombrito pour y établir une base permanente. Ses membres y contruisent un hôpital de campagne, une boulangerie, une cordonnerie et une armurerie afin d'avoir une infrastructure d'appui. Le Che lance le journal El Cubano Libre.

Une des fonctions de la colonne du Che est de détecter et éliminer les espions et les infiltrés ainsi que maintenir l'ordre dans la région, exécutant les bandits qui profitent de la situation pour assassiner, piller et violer, en se faisant souvent passer pour des guérilleros. La stricte discipline dans la colonne fait que de nombreux guérilleros demandent leur transfert sur d'autres colonnes [24], bien qu'en même temps le comportement juste et égalitaire de Guevara, la formation qu'il accorde à ses hommes, depuis l'alphabétisation jusqu'à la littérature politique complète, en fait un groupe fortement solidaire[25].

Les troupes du gouvernement dirigées par Ángel Sánchez Mosquera mènent une politique de guerre sale dans la région. Le 29 novembre 1957 ils attaquent les guérilleros causant deux morts, parmi eux Ciro Redondo. Le Che est blessé (au pied) de même que Cantinflas et cinq autres combattants. La base est complètement détruite et la colonne se repositionne dans un lieu appelé la mesa pour en construire une nouvelle. Elle crée la radio clandestine Radio Rebelde en février 1958. Radio Rebelde diffuse alors des informations pour la population cubaine mais sert aussi de lien entre les différentes colonnes réparties sur l'île[26]. Radio rebelde existe toujours aujourd'hui à Cuba.

Début 1958, Fidel Castro est devenu l'homme le plus solicité par la presse internationale et des dizaines de journalistes du monde entier viennent à la Sierra Maestra pour l'interviewer. De son côté Che Guevara est devenu, pour la presse qui défend Batista, le personnage central de la guérilla. Evelio Lafferte, un lieutenant de l'armée cubaine fait prisonnier, et qui ensuite est passé guérillero dans la colonne du Che, se souvient :

« La propagande contre lui (Guevara) était massive ; on disait que c'était un tueur à gage, une criminel pathologique..., un mercenaire qui prêtait ses services au communisme international... Qu'ils utilisaient des méthodes terroristes, qu'ils socialisaient les femmes qui quittaient alors leurs enfants... Ils disaient que les soldats fait prisonniers par les guérilleros étaient attachés à un arbre et se faisaient ouvrir le ventre à la baïonnette. »[27]
En février, l'armée rafle 23 militants du mouvement du 26 juillet et les fusille sur les premiers contreforts de la Sierra Maestra, pour simuler une victoire contre la guérilla. Cet événement est un scandale pour le gouvernement de Batista. Le 16, la guérilla castriste attaque la caserne de Pino del Agua avec des pertes des deux côtés. Peu après arrive le journaliste argentin Jorge Masetti de tendance péroniste, qui sera un des fondateurs de l'agence de presse cubaine Prensa Latina et l'organisateur à Salta (Argentine) en 1963 de la première tentative de guerilla de Che Guevara hors de Cuba[28].

Le Che entre en conflit avec les dirigeants de la partie urbaine du mouvement du 26 juillet. Ceux-ci le considèrent comme un marxiste extrémiste avec trop d'influence sur Fidel Castro, et lui les considère de droite, avec une conception timide de la lutte et une disposition trop complaisante envers les États-Unis.
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